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Ultra Boucle de la Sarra

Publié 19 Mai 2015 par Tom in relai

Ultra Boucle de la Sarra

Les trucs de débile c’est mon domaine, mais si on ajoute Olivier et Yann aux festivités nous voilà les rois. Après le défi du grand colombier ou encore le tour du Mont-Blanc à vélo nous voilà embarqués pour un nouveau défi sans queue ni tête, l’Ultra Boucle de la Sarra. Le concept ? Tourner en boucle pendant 6h sur un circuit de 2km pour 90D+ en essayant de faire un maximum de tours dans le temps imparti. C’est totalement idiot mais en relais à trois, entre potes et avec 30 autres givrés de l’AAAL le programme devient alléchant !

Nous y voilà, samedi 16 mai, 15h00, Yann passe me chercher en compagnie de Vincent, le temps de récupérer Olivier et nous filons en direction de Fourvière. Cette montée, motorisée, sera probablement la plus agréable de la journée… Nous récupérons nos dossards alors que nous commençons à croiser d’autres coureurs de l’AAAL. Georgette qui passe par là nous dit qu’elle est persuadée que nous allons gagner, de notre côté nous avons quelques (gros) doutes sur la question. Même si sur le papier nous avons une très belle équipe il semblerait qu’il y ai plus fort que nous : les hamsters de Fourvière, vainqueurs de la première édition sont là, et vu le CV des loustics, sauf souci technique le doute n’est pas permis sur qui terminera en tête. Outre les hamsters on ne sait jamais, une autre grosse équipe pourrait s’inviter à la fête… Bref, l’idée est de tenter de jouer le podium en prenant un maximum de plaisir, on verra bien ce que ça donne !

Nous partons pour une petite boucle d’échauffement histoire de repérer un peu le terrain. Le sol est sec, une paire de running fera l’affaire aujourd’hui. Nous faisons notre petit tour d’échauffement sans aller trop vite tout en discutant tactique de course.

Ultra Boucle de la Sarra
Ultra Boucle de la Sarra

La boucle commence par une grosse descente bien raide de la piste de la Sarra, rien de tel pour s’amocher les cuissots d’entrée de jeu… Un petit virage en S et c’est la relance sur la rue de Montauban, pas tout à fait plane mais qui permet de bien faire tourner les jambes. Une petite bosse casse pattes nous conduit ensuite dans la ruelle qui mènera à la partie redoutable de la boucle : les 562 marches de la montée Nicolas de Lange. Une fois la difficulté franchie nous débouchons au pied de la mini-tour-Eiffel Lyonnaise pour bifurquer sur le chemin du viaduc, une belle ligne droite de 600m environ. J’ai fait un petit tour de reconnaissance il y a une dizaine de jours sans me mettre dans le rouge en un peu mois de 10 minutes, ça risque de piquer mais avec 20 minutes de repos entre chaque boucle l’allure me semble tenable pendant 6 heures.

La tactique du jour va être de limiter la casse dans les sections verticales, de bien envoyer sur la rue de Montauban et de relancer au maximum sur le dernier replat tout en gardant en tête que nous tablons sur 36 boucles, soit 12 par personne. Au bout de 6h ça va faire mal…

Reste à définir l’ordre des relais. Naturellement le premier est pour ma pomme, malgré mes protestations il semblerait que je sois l’homme en forme du moment. Ça tombe bien quand la première boucle commence par une petite montée de la Sarra ! Yann passera ensuite puis ce sera au tour d’Olivier.

Le temps passe doucement mais sûrement, le soleil plombe et on nous invite à nous placer sur la ligne de départ. Les premiers relayeurs se placent en bas de l’esplanade, les autres au-dessus du virage pour nous voir passer, la configuration du lieu et la foule me donnent l’impression d’être dans un stade de foot, le virage promet d’être énorme ! Nous avons encore le temps, je papote un peu pour me détendre avant de m’approcher de la ligne. Aujourd’hui pas question de me faire bloquer par les autres coureurs, Olivier et Yann comptent sur moi ! Je me place aux avants postes pendant que le speaker, plutôt bon, raconte des conneries dans le micro. Je suis vraiment tendu, j’ai le cœur qui doit déjà approcher des 200bpm… Question population c’est rigolo, je suis à côté de gros costauds dont la réputation n’est plus à faire mais aussi de mecs déguisés en superman ou d’autres qui ont décidés de courir avec un parpaing sur l’épaule pendant 6 heures.

Ultra Boucle de la Sarra

Cette fois c’est bon, les 17h00 ne vont plus tarder, 5, 4, 3, 2, 1… Personne n’attend le 0 pour partir à fond dans la piste ! J’avais prévu de ne pas me griller dans cette montée mais si je ne veux pas me retrouver coincé dans le peloton je n’ai guère le choix, superman suivi d’autres givrés se sont lancés bille en tête à l’assaut de la côte, je vois Jean-Seb, Mario et Florian me passer devant, j’ai l’impression que je n’ai pas de jambes aujourd’hui ! Je regarde rapidement autour de moi, je suis au même rythme que Jean-Paul Bolle qui est sur le relais à deux, vu le métronome je me sens rassuré, je suis dans le bon tempo. Un mec de l’orga grimpe avec nous en nous filmant avec sa gopro, je fais une petite grimace pour l’occasion.

Ultra Boucle de la Sarra

Nous arrivons dans le virage surchauffé, tout le monde crie, c’est génial ! Je bascule dans la descente derrière Mario et Jean-Seb que je dépasse après quelques foulées. Un coureur qui a l’air de s’être carbonisé dans la montée trébuche juste devant moi, sans-doute par manque de lucidité, et s’étale de tout son long. J’ai à peine le temps de dévier mon pied pour l’éviter, celui-ci passe à une dizaine de centimètres de son visage ! A ce rythme et avec le troupeau qui me suit impossible de m’arrêter pour m’assurer que tout va bien, j’espère qu’il s’en sortira sans bobos…

La grosse frayeur passée j’entame ma première boucle avec l’objectif de passer le témoin à Yann dans les meilleures conditions. Le virage en S se passe sans accrocs excepté le dernier virage qui est plus étroit que dans mon souvenir. Je profite du plat pour mettre un bon tempo et commencer à récupérer un peu du temps perdu dans la montée. Contrairement à l’impression que j’avais dans le virage il n’y a pas foule devant moi, une dizaine de coureurs tout au plus, pas si mal ! Mes jambes tournent toutes seules, Bernard, qui est signaleur pour l’occasion m’encourage en passant, ça va être chouette de le trouver là à chaque tour ! J’arrive dans la section pavée qui annonce les escaliers sur les talons de Jean-Paul Bolle, deux coureurs sont un peu plus loin devant, ça ne risque pas de bouchonner ! Je me calque sur le tempo de Jean-Paul qui me convient à ravir, nous courrons dans les premières volées de marches puis marchons d’un bon pas en prenant les marches deux à deux quand les escaliers commencent à grimper un peu plus fort. Nous ne tardons pas à croquer les deux coureurs qui étaient devant nous avant de finalement relancer dans les dernières volées de marches.

Je retrouve instantanément un bon rythme sur le plat qui me permet de passer devant Jean-Paul, il ne reste vraiment plus grand monde devant moi, seuls trois coureurs sont en vue. Deux semblent à portée, le troisième est beaucoup trop loin pour moi. Je parviens à dépasser le premier et transmets le témoin à Yann en troisième position, à quelques foulées de la seconde. J’ai un petit goût de sang dans la bouche, le cœur beaucoup trop haut. Je fais un petit point avec Olivier avant d’aller boire un coup et manger quelques amandes au ravitaillement. Douze boucles à cette allure, impossible. Il va falloir que je tourne un peu moins vite… Je me pose quelques minutes avant d’aller encourager les coureurs qui passent devant nous.

Yann ne tarde pas à arriver, il passe le relais à Olivier en seconde place. Enorme ! Nous faisons un petit point : nous sommes partis comme des brutes, il va vite falloir calmer le jeu pour tenir 6 heures… La récupération aura une grande importance, à partir de mon prochain relais je vais essayer d’établir une petite routine à appliquer à chaque tour : faire un point avec Olivier, manger et boire un peu, m’asseoir quelques minutes afin de décontracter mes jambes, aller voir Yann arriver, refaire un point puis attendre Olivier.

Mon second relais se passe mieux que le premier, j’adopte la même stratégie de marche dans les escaliers puis je relance fort en arrivant en haut. Cette fois le cœur est nettement moins haut lorsque j’arrive. L’exercice commence à me sembler plus humain.

Nous essayons de savoir où nous en sommes dans le classement mais malheureusement le système de puces semble avoir quelques défaillances, on nous annonce des positions improbables. Heureusement Yann veille au grain et a bien suivi, nous sommes seconds, pas très loin des hamsters.

J’aborde mon troisième relais de la même manière que le second, Cécile, Audrey et leurs enfants se sont placés dans la rue de Montauban pour nous offrir des encouragements grand luxe, Bernard ne manque jamais de me remotiver juste avant la petite bosse, tout se passe comme sur des roulettes ! Après n’avoir fait qu’une bouchée des escaliers je relance sur le chemin du viaduc et m’autorise un saut de cabris en passant devant un photographe. A quelques encablures de l’arrivée je me fais dépasser par un avion, je parviens à accrocher pour donner le témoin à Olivier pas très loin de lui. Je termine pas vraiment content de moi, j’ai l’impression d’avoir diminué l’intensité et d’avoir fait perdre du temps à l’équipe… Olivier me rassure tout de suite, c’est un des trois hamsters qui vient de me dépasser, il m’a passé le relais à la première place, Allan n’a pas l’air très fringant.

Ultra Boucle de la Sarra
Ultra Boucle de la Sarra
Ultra Boucle de la Sarra

Les relais se suivent, les escaliers et les relances deviennent de plus en plus durs pour tout le monde. Pendant ce temps nous parvenons à prendre la tête face aux hamsters. Yann, Olivier et moi tournons dans les mêmes temps, entre 9’20 et 9’35 tandis que chez les Hamsters Olivier et Arnaud nous prennent une quinzaine de secondes à chaque tour pendant que Allan, pourtant le plus fort sur le papier, nous laisse de précieuses secondes. L’écart entre nous grimpe petit à petit et fini par osciller entre 55" et 1’30. Nous en venons à bien discuter avec nos adversaires du jour, fort sympathiques et vraiment beaux joueurs, tout le monde semble bien s’amuser. Nous évoquons nos stratégies de course, la manière dont nous abordons les escaliers, l’état de chacun… L’émulation est saine, nos deux équipes se tirent vers le haut, la bataille va être palpitante !

Ultra Boucle de la Sarra

Nous sommes à présent à la mi-course, j’ai perdu le compte des boucles, les temps commencent à baisser et mon genou droit se mets à me tirailler à la fin de chaque descente. Il faut que j’attende les escaliers pour que la douleur disparaisse. Heureusement, il y a du monde sur le parcours, ne nombreux supporters de l’AAAL ont fait le déplacement : Yann et Fred nous prennent en photo sur le parcours, Maud, Guillaume, Nathalie, Josselin, Raph, Xavier, Véro, Daniel B, Daniel P, Alex nous encouragent quand nous passons. Pour couronner le tout j’ai l’occasion de dépasser pas mal de monde de l’AAAL à chaque tour, impossible de manquer de motivation aujourd’hui ! Les encouragements sont si nombreux que j’ai du mal à repérer tout le monde sur le parcours. A ma grande honte je réponds vaguement à Laurence, venue spécialement nous voir sa sœur et moi, lorsqu’elle me voit passer sur le chemin du viaduc. J’ai tellement le nez dans le guidon que je ne l’ai même pas reconnue !

L’écart avec les hamsters s’accroit un peu et culmine à 2 minutes avant qu’ils ne changent de stratégie : Arnaud continue de prendre ses relais, Olivier enchaine deux boucles et Allan n’en fait plus qu’un sur quatre afin de reprendre du poil de la bête. La tactique est payante, l’écart retombe peu à peu entre 1’20 et 1’45. Il reste deux heures de course, à présent c’est à qui craquera le premier, c’est vraiment un effort d’abrutis finis !

Ultra Boucle de la Sarra
Ultra Boucle de la Sarra
Ultra Boucle de la Sarra

Ma douleur au genou commence à refluer un peu, la nuit arrive et l’air se rafraîchit, j’ai l’impression de retrouver de l’énergie. Je souffre moins à présent, je recommence à profiter de l’ambiance de la course, le dj nous mets une ambiance d’enfer, les projecteurs illuminent l’esplanade, les copains sont là, et j’ai Laurence pour me soutenir entre les tours, cette soirée est vraiment top !

Cette fois il fait nuit, j’enfile ma frontale. Je ne ressens pas une grande différence sur ma manière de courir, en revanche j’ai peur de ne pas être reconnu lorsque j’arrive sur l’esplanade, je vois certains relayeurs chercher des yeux leurs équipiers en arrivant… Heureusement que nous sommes réglés comme des horloges, les tours s’enchainent entre 9’30 et 9’50, nous savons exactement quand nous tenir prêts. Je compte les tours qu’il me reste à faire, encore trois pour arriver à 36, certainement quatre même vu la tournure que prennent les choses… Je prends mes relais à plein régime, j’essaie de repousser un peu le moment où je marche dans les escaliers, Yann et Olivier n’ont pas l’air de donner moins et pourtant l’écart n’évolue pas d’un iota, Allan de son côté à l’air de reprendre du poil de la bête, la dernière heure va être terrible !

J’entame ma douzième boucle, j’essaie de gérer au mieux, il faut que je garde un tout petit peu de carburant pour la treizième mais je ne dois pas lâcher de secondes pour autant. Un signaleur en bas de la piste de la Sarra trouve à chaque tour le bon mot pour me donner des ailes, dommage que je n’ai plus assez de souffle pour le remercier… La petite bosse du chemin de Montauban me donne de petits signaux d’alerte : la crampe est proche… Je commence à vraiment souffrir dans les escaliers, je me raccroche aux lumignons installés par les bénévoles et aux maillots de l’AAAL omniprésents pour me donner du courage. La relance au sommet devient un calvaire… Je boucle le tour avec mon plus mauvais temps de la soirée, 9’50… La dernière va être compliquée !

22h20, plus que 40 minutes d’effort, l’écart est proche des 1’30 après ma dernière boucle. Nous commençons à faire des calculs d’apothicaires avec Allan et Olivier, nous tournons en ce moment entre 9’40 et 9’55 au tour, si les choses continuent à cette cadence nous risquons de partir pour une 39ème boucle et de battre par la même occasion le record de l’épreuve détenu par… les hamsters ! Olivier qui devrait partir pour l’ultime boucle n’a pas envie de s’emballer. C’est lui qui devrait s’y coller, je comprends !

Ultra Boucle de la Sarra

Yann parvient à maintenir l’écart sur des hamsters qui ont repris une rotation normale, notre avance risque de fondre rapidement… Olivier s’élance comme une fusée. Plus que 3 ou 4 boucles à tenir… Le suspense est énorme et pourtant l’ambiance reste détendue, tout le monde est heureux d’être là, ceux qui termineront en tête l’auront largement mérité après cette bonne empoignade !

J’attaque mon dernier relais le couteau entre les dents, je dois tout lâcher. Je descends la piste à plein régime, j’en profite pour dépasser le relayeur de la troisième équipe. Le bénévole placé en bas de la descente m’encourage une dernière fois et je fonce sur le chemin de Montauban, j’avale la petite bosse sans pouvoir profiter des encouragements de Bernard qui a cédé sa place à 20h. La relance sur le plat me fait craindre le pire, mon mollet se contracte, la crampe est toute proche… Hors de question de plomber l’équipe ce soir, je dois arriver au bout dans les meilleures conditions ! J’essaie de courir relâché pour détendre le muscle. Je trottine un bon moment dans la montée Nicolas de Lange, on dirait que la montée soulage mon mollet… Je relance doucement dans les dernières marches pour éviter de cramper et je repars à bloc sur le chemin du viaduc, objectif lâcher mes dernières forces. Curieusement j’ai l’impression qu’il n’y a plus grand monde sur la boucle, beaucoup de solos ont certainement abandonné. J’ai l’impression d’avoir retrouvé de la vitesse par rapport à mes dernières boucles, j’ai hâte de jeter un œil à mon chrono ! Il y a un peu de monde devant moi lorsque j’aborde le dernier virage, je prends l’extérieur, m’accroche au lampadaire pour ne pas perdre de vitesse, je saute la dernière marche et tends le témoin à Yann avec quelques encouragements. 9’32 à la montre, mon meilleur tour depuis quelques heures ! Il n’est pas encore 22h40, Olivier va très certainement reprendre du service ! Il n’a pas l’air très chaud et me demande si je veux y retourner, je suis à deux doigts des crampes, impossible pour moi d’y retourner.

Maintenant tout est entre les mains de Yann et d’Olivier. Les hamsters ont toujours environ 1’25 de retard, sauf gros problème pour l’un des deux ça devrait passer. Je partage ces derniers moments avec Allan qui en a fini lui aussi pendant qu’Olivier se prépare à retourner au turbin. Yann, égal à lui-même, arrive sur un rythme de métronome à 22h58, c’est parti pour la dernière boucle ! Les hamsters nous talonnent, ils sont à une minute derrière nous et repartent également pour une 39ème boucle. Tout le monde est surexcité, Thomas, le fils de Yann trépigne avec nous… Ca y est, 23h, plus personne ne repartira pour un tour. Participants et bénévoles se rassemblent pour faire une haie d’honneur au coureurs qui en terminent, cette course a vraiment quelque chose de particulier ! Yann et moi remontons un peu sur le chemin du viaduc pour accompagner Olivier dans les dernières foulées, 23h06, il ne devrait plus tarder ! Il arrive comme un avion, il a l’air d’avoir donné tout ce qui lui restait lui aussi. Nous courons tous les trois derrière lui en savourant ce moment particulier et le laissons franchir seul l’arche d’arrivée pour ne pas fausser le chrono à cause de nos puces.

Les hamsters terminent très peu de temps derrière nous, ça s’est joué de peu ! Une minute d’écart après 6h d’effort, comme quoi chaque seconde comptait… Nous profitons de notre victoire en compagnie d’Allan, Arnaud et Olivier, presque aussi contents que nous. De leur côté les copains du club n’ont pas démérité, une troisième place chez les filles, les deuxième et troisièmes places en mixte ainsi que les 4ème et 5ème chez les hommes, l’AAAL est partout en cette fin de soirée !

Un petit casse-croûte nous est servi puis nous passons à la remise des récompenses. Si nous sommes plutôt bons sur la stratégie de course, côté gestion du podium nous avons besoin d’entraînement ! Nous mettons le plus grand devant et j’échappe mon trophée quand on me le tend… Plus qu’à filer au dodo après cette superbe soirée!

Un grand merci à mes deux acolytes pour cette chouette aventure !

Ultra Boucle de la Sarra
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