Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Trail de St-Héand

Publié 19 Novembre 2012 par Tom in trail

Trail de St-Héand

Après un gros mois à ne faire que de la route et la SaintéLyon approchant à grands pas (plus que 15 jours ! Oulàlà…) me voilà de retour aux affaires avec le trail de St Héand. Après mûre réflexion je me suis engagé sur le 17Km avec mon frangin : un peu long pour travailler le foncier mais pas trop long pour ne pas se griller avant le jour J.

Le profil de la course donné sur le site officiel est d’une précision d’horloger suisse (expatrié au Togo), mais semble compréhensible : une bonne descente pour commencer puis une micro-bosse avant d’entamer une bonne côte, suivie de près par la grosse difficulté du jour. En revanche les indications kilométriques sont incompréhensibles et finalement je vais passer 17km et 470m de D+ à ne rien y comprendre… Pour moi qui aime connaitre le parcours sur le bout des doigts afin de prévoir toutes les difficultés, c’était une belle galère !

Trail de St-Héand

Après une arrivée tardive la veille à St Etienne, un repas de sportif fort adapté (lasagnes bien crémeuses) et une longue nuit de sommeil (couché à 2h) nous voilà sur la ligne de départ, pas très frais mais dispo quand même ! Le temps est assez encourageant, pas trop chaud et un peu couvert, j’opte donc pour la combinaison gagnante : short – t-shirt. Attention tout de même, il a un peu plu pendant la nuit, les descentes promettent d’être glissantes…

Après m’être placé bien devant la ligne pour ne pas être embêté au départ j’essaie d’écouter le briefing : raté, on n’entend rien ! Pas le temps de tergiverser, Pan, c’est parti ! Le bénévole chargé de tenir le ruban qui fait office de ligne de départ à la lumineuse idée de traverser devant 361 coureurs enragés en s’accrochant à son ruban, conséquence de quoi il ne passe pas loin de se faire piétiner par le troupeau…

Ça démarre très fort avec une grande descente d’un petit kilomètre. Je suis bien calé devant dans le groupe de tête, nous sommes une petite dizaine partis sur les chapeaux de roues, ca va très vite mais les jambes répondent bien, le souffle est stable. La première montée arrive, pas très raide, pas très long, mais déjà les jambes me donnent des signes peu encourageants pour la suite... Je ne me sens pas le pied léger et le cœur a l’air de rapidement monter dans les tours, garder ce rythme va être difficile aujourd’hui…

Voilà les premiers chemins, enfin ! Une petite descente dans l’herbe, le chemin n’est pas très large, le coureur devant moi me gêne en écartant les bras, impossible de passer ! Finalement je me faufile devant lui et continue ma route. Me voilà 6ème, un petit groupe est dans ma roue, le 5ème est une vingtaine de mètres devant moi et je profite d’une portion roulante pour le dépasser, je me sens vraiment bien sur ce type de terrain.

La 1ère vrai montée se profile, j’ai vraiment du mal à grimper ce matin ! Je continue à mon rythme et arrive en haut tant bien que mal avant d’entamer la descente : pas de chemin, on part en sous-bois entre les arbres ! Heureusement que le parcours est très bien balisé, ca pourrait-être compliqué autrement… Le terrain est assez traitre : un tapis de feuilles recouvre des cailloux plutôt saillants… Je surveille bien mes pieds en regardant aussi devant moi : il y a pas mal de branches basses à hauteur de visage, décidément… Je m’amuse comme un fou sur cette portion : je peux lâcher les jambes et profiter du terrain vallonné pour faire de bonnes relances ! Dernière réjouissance de cette descente : un passage à gué, trop large pour être sauté et suffisamment profond pour être bien mouillé ! Aucune hésitation, je mets joyeusement les deux pieds dans l’eau et m’attelle à la montée avec le quatuor de tête en ligne de mire.

Je ne m’enflamme pas et monte à mon rythme, je n’hésite pas à marcher dans les portions raides, j’entends le petit groupe de derrière qui revient sur moi et me rejoins dans le replat avant de reprendre quelques pourcents dans les cuisses. Mon petit dej’ commence à faire des allers-retours, et je souffre de plus en plus en montée, finalement, ce mois à ne faire que de la route ne m’aura pas fait que du bien ! Certes je me sens bien sur le plat et mes relances sont assez bonnes, mais qu’est-ce que je manque de caisse en côte ! La semaine prochaine va être sous le signe du dénivelé… Je décide de laisser filer ce petit monde et prend mon rythme de croisière, un autre coureur passe, le moral en prend un coup…

La fin de la montée arrive et je décide de stopper l’hémorragie, je me retourne et aperçois un coureur au maillot jaune canard : il est facilement repérable, lui, il ne passera pas ! Je profite du replat pour redonner un peu de rythme, le parcours se fait plus roulant et je retrouve mes aises. En revanche je suis complètement désorienté : ça tourne dans tous les sens, les montées ne correspondent pas à ce dont je me rappelle du profil. Pendant ce temps les lacets se succèdent, on enchaine les descentes et les sections planes, avec deux nouveaux passages à gué pour se rafraîchir les gambettes ! Une petite montée toute droite me permet de regarder derrière moi : le maillot jaune ne se laisse pas décrocher, je dois tenir ! J’attends la descente avec impatience… Aller, encore quelques kilomètres !

Je suis à 10Km, normalement la fin de la montée est proche ! Après une courte descente sur un rythme léger, un passage devant le seul point de ravitaillement de la course et un petit coucou aux bénévoles qui m’annoncent 10ème (j’avais bien compté), j’attaque la dernière montée de la course (du moins me semble-t-il) : une portion de route très raide avant de retrouver les chemins. Ca grimpe dur, j’ai mal aux cuisses : je marche un peu. Au redémarrage je sens que le cœur repart à fond les ballons, pfiouuu, c’est vraiment dur aujourd’hui…

Ca y est ! Le pourcentage diminue, je suis à 12,5km au GPS, je demande à un bénévole si c’est bien la fin de la montée, celui-ci me répond que oui. Ouf ! Je repars d’un « merci » joyeux, bien motivé pour en finir !

Bon, ça ne monte plus vraiment mais ça reste un faux-plat assez exigeant, j’en profite pour trébucher sur un caillou, petite erreur de fatigue. J’aperçois des coureurs pratiquement à l’arrêt, sans doute les retardataires du 10km, j’espère ne pas en doubles de wagons ! Je les dépasse avec un petit mot d’encouragement avant de dépasser un panneau « 14km » tandis que ma montre bipe les 13. Tiens ? Un kilomètre cadeau ? Je prends !

Après une nouvelle montée, décidément je n’y comprends plus rien, c’est parti pour la descente : cette fois c’est la bonne ! Je relance presque à bloc, il me reste 2,5km normalement, ca sent bon l’arrivée ! Je double encore un retardataire du 10 avant de me retrouver au pied d’une nouvelle montée, c’est pas vrai ! Celle-ci n’est pas très raide et je l’avale pratiquement sans ralentir, encore 1500 mètres !

J’arrive dans St Héand, la descente n’est pas roulante : c’est une succession de virages à 90° voir à 180, il faut relancer constamment et le maillot jaune commence à me coller aux fesses, il est une trentaine de mètres derrière, interdiction de lever le pied ! Je passe un panneau « arrivée 2km » et je peste, pas de kilomètre cadeau et 1km de plus à devoir maintenir le rythme… Je serre les dents et je m’accroche : de toute manière ça va très vite, je devrais avaler les derniers mètres très rapidement !

Un dernier virage, et me voilà devant la montée du gymnase ! J’entends des « vas-y tonton ! » : la petite famille est là, ça fait du bien ! Ca y est c’est terminé, j’ai résisté : je suis 10ème ! Plus qu’à aller discuter avec les enfants tout en faisant honneur au buffet d’arrivée bien garni : soupe, rillettes, saucisson, fourme de Montbrison, brie et gâteaux en attendant le frangin qui terminera 10 minutes plus tard à la 48ème place : complètement cuit et avec des sensations pires que les miennes à cause de sa garde de l’avant-veille, vraiment chapeau, il a dû souffrir !

Voilà un bon résultat avant la SaintéLyon mais les sensations n’étaient pas au rendez-vous : il va falloir mettre les bouchées doubles sur le dénivelé cette semaine ! En tout cas ça fait du bien de courir en famille, vivement le 1er décembre qu’on remette ça !

Commenter cet article