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Trail des Cabornis

Publié 11 Mars 2013 par Tom in Trail, Monts d'Or, entrainement

Trail des Cabornis

Les gros objectifs de la saison approchant à grand pas (plus que 2 mois avant les allobroges, gloups!), une grosse sortie de préparation est à l'ordre du jour afin de faire quelques réglages et d'identifier mes points faibles pour axer les prochaines semaines d'entrainement. Quoi de mieux qu'une bonne balade dans les Monts d'Or, l'un de mes terrains de jeu favoris? Me voilà parti pour ce trail des cabornis 2013 avec ses 40Km et 2000m de D+, un beau format, assez exigeant mais qui ne devrait pas me laisser trop marqué pour la suite.

Un petit coup d'oeil sur le parcours que j'ai découvert au fil de la course
Un petit coup d'oeil sur le parcours que j'ai découvert au fil de la course

Un petit coup d'oeil sur le parcours que j'ai découvert au fil de la course

Après avoir suivi l'évolution de la météo toute la semaine, voilà que la pluie cède la place au soleil, ça nous promet une journée magnifique! Je mets le short et les manches courtes de côté, finalement j'opterais pour les manches longues et le fuseau, la météo du matin étant plus fraiche que celle de la veille...

Après avoir perdu mes clés et un gros coup de chaud me voilà parti, je passe chercher Josselin et nous voilà en route pour Chasselay. Arrivés sur place, beaucoup de trailers sont déjà là, et les places de parking sont chères. Nous sommes redirigés vers le stade municipal au milieu de la cambrousse à l'autre bout du village, le retour promet d'être périlleux...

Après une petite marche à travers le village pour se mettre en condition (et accessoirement rallier la ligne de départ) nous retirons nos dossards, et le cadeau surprise du jour: un bonnet! Je vais finir par ouvrir une boutique...

J'en profite également pour prendre connaissance du profil de la course, les organisateurs ayant gentiment décidé de garder le parcours secret pour nous faire la surprise. En deux mots: ca grimpe! Pas de répit, ça monte du début à la fin, aucune difficulté notable hormis deux bonnes côtes entre les 32ème et 37ème Kilomètres qui risquent d'être indigestes.

Partant pour une sortie d'entrainement et n'étant pas très frais (43km et 850m de D+ déjà cette semaine...), je ne cherche pas à me placer sur la ligne et me mets un peu en retrait. Manque de bol, le dossard et le coup de pétard me font tourner la tête: j'ai bien envie de voir ce que mes jambes sont capables de donner aujourd'hui... (Dans la mesure du raisonnable!)

Je mets quelques secondes à passer la ligne, ça bouchonne pas mal. Il faut dire qu'il y a beaucoup de monde devant moi, j'avais l'impression de ne pas être trop loin mais c'est loupé... En route pour le slalom, je dépasse tant bien que mal mais je grogne en mon fort intérieur. Je passe entre une voiture et une maison dans un goulot d'étranglement et me cogne le genou contre un poteau en béton, aie, j'espère ne pas m'être fait mal. Décidément ce départ n'a rien d'agréable, j'ai hâte d'arriver dans les chemins et de pouvoir courir à mon allure!

Première montée sur le bitume, je m'attends à grimper par mes chemins d'entrainement mais non, on bifurque à droite par les petits chemins en direction de Limonest, ça devrait monter doucement pour commencer. Je vois déjà des gens marcher, ça bouchonne toujours, je dépasse en passant dans l'herbe. Point positif: j'ai des jambes, je me sens bien et j'ai envie de profiter de cette superbe journée!

On commence à monter plus sérieusement et déjà certains sont à la peine. Je grimpe en alternant course et marche, les jambes me disent de courir mais je me réfrène, la route est encore longue!

Je voudrais profiter de cette course pour me régler au niveau alimentaire, voire de quoi j'ai besoin pour durer longtemps, ce qui passe, ce qui ne passe pas. J'ai réglé le tic de ma montre sur 4 minutes pour me rappeler de boire régulièrement et je vais essayer de manger quelque chose toutes les 45 minutes environ, c'est la stratégie que j'avais employé sur la SaintéLyon et qui m'avait semblé porter ses fruits.

La première grosse grimpette est passée et nous nous retrouvons sur l'un de mes chemins d'entrainement, l'un des plus gras du coin... Avec les intempéries de la semaine, c'est un véritable massacre! C'est aussi l'occasion de tester mes nouvelles cascadia en terrain boueux: niveau adhérence, terrible, le pied ne bouge pas! Trop terrible d'ailleurs, au bout de 100m la chaussure gauche décide d'adhérer plus que de raison et me voilà au milieu de la boue en chaussettes... Je peste et tente vaille que vaille de ne pas poser le pied par terre tout en remettant ma chaussure. Me voilà reparti, 40m plus loin c'est au tour du pied droit de rester collé, aaarrrgghh! Je commence à m'énerver et continue sur ce petit sentier en veillant à ne pas perdre mes chaussures. J'envisage de refaire mon laçage mais j'ai déjà perdu pas mal de temps comme ça, je me suis fait dépasser par des coureurs que j'avais eu du mal à dépasser, notamment un traileur équipé de bâtons (l'organisation m'avait pourtant dit qu'ils étaient interdits sur le parcours...) qui a failli m'embrocher sur un single...

Finalement nous basculons dans une bonne descente bien raide et sinueuse comme j'aime. Je laisse les jambes s'en donner à cœur joie et je dévale la pente en récupérant les places perdues. Arrivés en bas c'est parti pour une super montée: petit passage dans un lit de torrent et grimpette / escalade à l'aide d'une corde, je suis aux anges! J'ai beau venir régulièrement dans le coin je suis complètement dépaysé, certes je reconnais beaucoup de chemin mais les tours et détours du parcours me désorientent et me font découvrir de nouveau lieux. Je m'éclate vraiment! Pourvu que ca dure... Une fois la grosse montée passée ca relance avec un sentier qui grimpe légèrement, j'arrive à 45 minutes de course, j'en profite pour avaler un berlingot de lait concentré, huuummm....

Une petite descente qu'il me semble reconnaitre et nous attaquons une montée que je connais bien, pas très difficile mais un peu longue. Je ne m'enflamme pas et marche un peu, je m'hydrate au rythme des bip de ma montre, tout se passe bien mais je transpire beaucoup et j'ai un peu chaud. Je regrette mon short...

Nous basculons au-dessus de Poleymieux et croisons un groupe de randonneurs qui nous encouragent et voilà la 1ère portion de bitume après plus de 8km. Nous descendons tranquillement par la route, ça ne bouchonne plus à présent et il ne reste pas grand monde autour de moi, tant mieux! Nous bifurquons sur un petit chemin que j'apprécie énormément (attention à la racine de l'arbre au milieu!) et je reprends un petit groupe de trois coureurs que je m'empresse de dépasser une fois de retour sur la route.

Encore quelques centaines de mètres sur bitume et cette fois nous virons sur un petit sentier à travers champs que j'avais déjà emprunté à l'entrainement sans avoir le temps d'aller au bout, c'est l'occasion ou jamais! Après une petite descente ça commence à grimper de plus en plus fort, d'après l'orientation du chemin, après s'être bien promenés sur le Mont Verdun on se dirige vers le Mont Thou.

Je cesse de tergiverser et je me contente d'avancer: me voilà perdu! Je profite d'une montée pour reprendre un petit groupe, dans la descente celui-ci tient un bon rythme: je vais les suivre jusqu'au ravito afin de ne pas me griller, celui-ci est prévu au 17ème kilomètre, il doit rester moins de 3km. Je devrais passer entre 1h45 et 1h50, c'est un peu plus rapide que prévu mais les jambes répondent bien. Je suis vraiment content d'être là, les paysages sont superbes et je m'amuse bien! Seul ombre au tableau, après une semaine à avoir été en vrac, mon ventre commence à me faire mal... Hors de question cependant d'envisager le 27km!

Après avoir suivi mon petit groupe un bon moment je me décide à accélérer un peu, les jambes répondant toujours bien et le ravito approchant à grands pas... Une dernière petite montée que j'avale en marche rapide, et je trottine pour aller manger un bout, c'est aussi le moment de quitter les coureurs du 27, à présent ça promet d'être le no man's land! Le ravitaillement est bien fourni: saucisson, gruyère, pâtes de fruits, tucs, oranges... J'opte pour un quartier d'orange (super bon!) deux pâtes de fruit et un grand verre d'eau. Je passe faire pointer mon dossard et me voilà lâché dans le grand bain, je signe pour 23 nouveaux kilomètres.

Je dépasse un coureur et plaisante un peu avec lui "Aller, plus qu'à rentrer à la maison!" Il semble d'humeur communicative et nous échangeons quelques plaisanteries avec d'attaquer une petite bosse qui cède sa place à une belle descente dans laquelle je file tête baissée, un peu trop d'ailleurs car quelques centaines de mètres plus loin je croise des cycliste (je rouspète, que font-ils sur le parcours?) qui m'indiquent que je ne suis plus dans les clous... Mon ami de tout à l'heure me rattrape et nous faisons demi-tour ensemble, lui semble énervé tandis que je m'amuse de la situation: je n'ai aucune ambition mis à part de rentrer sous les 4h30, objectif à ma portée je pense malgré ce petit contretemps.

Me voilà reparti, manque de bol le mal de ventre s'est intensifié et je commence à craindre pour la suite de la course. Je fais du repérage de buisson au cas-où, manque de bol les feuilles n'ont pas encore commencé à pousser: pas de cachettes, il va falloir aller au bout!

Je continue ma route sans trop me tracasser, nous sommes dans une longue portion descendante qui fait le tour du Mont Cindre, très appréciable à ce moment de la course! C'est l'occasion de laisser les jambes se détendre en redonnant un peu de rythme, après ça risque d'être plus compliqué: le Mont Thou se profile à l'horizon! Finalement les sentiers en sous-bois se succèdent sans que je ne vois le temps passer et me voilà déjà à 22Km, paré à monter.

En bas de la montée mon amis que je pensais avoir semé depuis un moment me rejoint: enfin une petite côte pour se reposer me lance-t-il. Je vois que je ne suis pas le seul à avoir cet état d'esprit! Je passe en marche active et dépasses quelques coureurs qui semblent commencer à peiner dans les montées. Je suis un peu déboussolé, je ne sais plus bien où je suis: j'ai l'impression de reconnaitre les chemins puis me retrouve dans un lieu inédit tout de suite après. Bref je prends les choses comme elles viennent et ne cherches pas à calculer. Je monte aussi rapidement que possible, on verra bien comment ça évolue!

Nous voici à présent dans une bonne descente, c'est très très gras et ça serpente pas mal, je m'accroche aux arbres pour ne pas louper de virages et dépasse deux VTT qui ont déposé leurs montures et tentent de descendre à pied, je leur souhaite bon courage, je suis bien content d'être à pied!

Première alerte, je ressens les prémisses d'une crampe dans mon gros orteil gauche, pas de quoi s'inquiéter ça commence à être un classique chez moi... Cependant c'est bizarre que cela m'arrive si tôt, je me suis bien hydraté la veille et au cours de la course, il ne fait pas si chaud que ça... J'ai beaucoup transpiré dès le début de la course, peut-être une carence en sel? Il faudra que j'étudie tout ça de plus près à l'avenir...

Nous retrouvons le bitume, dans mon élan je continue à travers les arbres, je ne sais pas pourquoi j'ai envie de continuer à descendre dans la boue bien que j'ai vu une flèche m'indiquant de prendre la route. Il me faut quelques secondes pour percuter, je rebrousse chemin et reprends le bon itinéraire. Mon compagnon d'infortune de tout à l'heure semble avoir recollé dans la descente et me charrie un peu sur mon sens de l'orientation, c'est vrai qu'aujourd'hui je navigue dans mes pensées sans faire attention au balisage...

A présent fini de jouer, nous arrivons au-dessus de St Romain et nous rejoignons la voie royale pour grimper au Mont Thou: il va falloir envoyer, chouette! Le sentier est caillouteux et serpente pas mal, ça grimpe sec, les jambes répondent toujours bien. Je suis à peu près à mi-chemin du prochain ravito, j'en profite pour me faire un petit plaisir: un gel caramel beurre salé! L’ascension se poursuit, je dépasses un coureur et profite d'une portion plane pour relancer avant d'attaquer le dernier coup de cul. Une fois au sommet c'est parti pour la longue descente.

Je ne relance pas comme un fou de peur d'avoir un départ de crampe et laisse la machine se remettre en route d'elle même, tout semble bien aller. En revanche le ventre se remets à me tourmenter, aie aie aie... Aller encore 15km, d'ici 1h30 environ ça ira mieux! Je suis en train de rattraper un coureur quand, au détour d'un virage sans difficulté mon pied dérape et je pars pour une vilaine chute que je parviens à éviter au prix d'une double crampe pied droit / mollet gauche, je lâche une volée de jurons et repars doucement: ça tire un peu mais la crampe n'a pas pris, ça ne devrait pas être gênant pour la suite.

Au bout de quelques centaines de mètres la douleur disparait, seules persistent dans les orteils quelques réminiscences de crampes dans les descentes raides où je dois chercher de l'accroche. Au moins cette mésaventure m'a fait oublier mes problèmes de ventre quelques temps!

Voilà un petit replat, nous traversons un parcours santé, le deuxième aujourd'hui. Un écriteau me propose un slalom entre les piquets puis un autre me propose de faire des abdos puis des tractions: pas aujourd'hui, je suis attendu à Chasselay! Je passes une barrière et croise Spider Man et son acolyte venus voir passer les coureurs. Ce dernier me propose de voir son gun, je préfère passer mon chemin et filer au ravito situé en haut d'une petite bute.

La faim ne me tiraille pas spécialement mais je refais le plein de carburant:2 nouvelles pâtes de fruit, un morceau de banane et un grand verre d'eau pour me réhydrater. L'ambiance est très chaleureuse, il ne manque que le barbecue et j'arrête ma course ici! Une bénévole me propose de faire le plein de mon kamel (qui commence à sentir le fond de cuve) mais je préfère éviter de perdre du temps, il ne reste que 10km, plus rien ne peux m'arrêter! La montre m'indique un peu moins de 3h10 de course, les 4h30 semblent à portée de tir si je n'ai pas de coup de pompe.

Le ravito m'a permis de dépasser deux coureurs, je repars tranquillement sans forcer l'allure: la fatigue commence à se faire sentir et je crains un peu les crampes. A présent je reconnais parfaitement le parcours: la fin de course va être coriace! Mais tout d'abord une longue descente, je lutte plus contre mon ventre que contre mes jambes, c'est dur sur l'instant mais rassurant pour la suite de la saison: la condition physique est là. Arrivé en bas nous bifurquons pour avaler une montée d'escaliers, je me rappelle de la reconnaissance de l'année dernière où je l'avalais en courant: pas aujourd'hui!

J'aperçois des coureurs dans la descente qui suit mais pas moyen de les reprendre, le ventre ne me laisse pas lâcher les jambes, tant pis, je fais mon bout de chemin comme je peux, dans moins d'une heure je devrais passer la ligne. De toute manière la dernière montée approche, celle-ci étant costaud je devrais pouvoir recoller. Je profite du paysage avant d'attaquer les choses sérieuses, nous sommes toujours en sous-bois, il fait frais, c'est quand même top le trail!

Après ce petit moment bucolique nous sortons des bois, traversons une route et c'est parti pour la longue montée. On emprunte la route de la paroi d'escalade, petite pensée pour Raf au passage, nous voilà sur son circuit! Je me rappelle avoir dépassé un vélo dans cette montée l'an dernier au cours de la reco, ça ne sera pas pour aujourd'hui: je n'aperçois pas de cycliste. Faute de mieux, voilà deux traileurs à me mettre sous la dent! Pendant ce temps j'aperçois un maillot rouge dans mon dos, celui-ci devrait me croquer en guise de casse-croute d'ici peu, mais je compte bien vendre chèrement ma peau...

J'avale la première portion de montée: une longue route en plein soleil, assez raide mais régulière, bref pas de quoi m'arrêter. Puis viens le gros morceau: la montée sur Poleymieux et la Croix Rampau (à laquelle nous ne passerons finalement pas, dommage). Cette fois ça monte pour de vrai, c'est raide et escarpé. Je dépasse les coureurs que j'avais dans mon viseur dans la descente de tout à l'heure, ils semblent au bout, de mon côté ça commence à tirer un peu de partout mais j'ai encore un peu de jus et l'envie d'en finir me pousse à ne pas me relâcher. J'ai beau connaitre, c'est long, je regrette de ne pas avoir mes bâtons! Arrivé en haut je repars en trottinant calmement, je finis de vider mon kamelbak, plus que 6 ou 7 kilomètres.

Au lieu de redescendre en direction de Chasselay (dommage...) nous repartons dans le sens inverse pour une petite descente puis une dernière montée que j'avale au radar sans trop chercher à comprendre. A présent le ventre me fait vraiment souffrir, ce coup-ci j'ai vraiment hâte d'en terminer: le plaisir n'y est plus... J'alterne course et marche sur la fin de la montée, les jambes sont là et je sens que je pourrais terminer en courant à une bonne allure, c'est frustrant! Je regarde ma montre, je suis largement dans les clous pour passer sous les 4h30, c'est top!

Plus que 3 kilomètres de descente avant l'arrivée, je commence à en voir le bout! Nous passons par une petite descente que j'ai déjà empruntée quelques fois en sens inverse, je vais un peu mieux et en profite pour relancer. C'est sans compter sur la boue qui nous attend un peu plus loin alors que je reprends des coureurs du 27km. Cette fois j'en ai jusqu'aux chevilles, je peste contre l'organisation: il y a plein de chemins sympas pour rentrer à Chasselay, pourquoi celui-ci qui est de très loin le plus gras à des kilomètres à la ronde? Et comme le dit le proverbe jamais deux sans trois: encore une chaussure qui reste collée dans la boue! Cette fois c'en ai trop, j'en ai marre, les jurons pleuvent!

Je remets ma chaussure et reprends mon chemin de croix, encore un petit bout de descente et je retombe sur mes chemins d'entrainement. Là, chose rarissime, je suis pris d'un point de côté monstrueux, je suis obligé de marcher un peu pour le faire passer. Je comprends que mon mal de ventre m'a fait modifier ma respiration, ce qui a entrainé le point de côté... Je veille à présent à bien caler mon souffle pour éviter les problèmes...

J'entre à présent dans le village, moins d'un kilomètre à courir, je serre le poing! Je croise une habitante du village qui me dit que c'est la fin, je la remercie dans un souffle d'agonie. J'aperçois le clocher, j'ai hâte de couper la ligne... Encore deux virages et ça y est, la délivrance est là! Je grimace puis aperçoit les photographes, j'essaie de sourire... Me voilà arrivé, 4h22, 39,5km et 2100m de D+ au GPS, ça fait du bien de s'arrêter!

Plus qu'à me retaper, puis à aller chercher la voiture pour me changer: ce petit kilomètre à pied est une véritable torture. Le ventre va mieux après un arrêt aux stands mais les muscles commencent à tirer, ouille! Je suis cabornisé... Je me change pour ne pas attraper froid en tachant d'éviter les crampes en retirant mes chaussettes puis retourne dans le village en voiture pour profiter du repas d'arrivée en attendant Josselin qui en terminera en moins de 5h10. Au menu: salade verte, purée, saucisson lyonnais, yaourt et pomme: me voilà au paradis pendant que je regarde la remise des prix...

Après coup je suis content de ma course: je suis parti un peu vite, mais sans les maux de ventre j'aurais certainement mieux tenu la distance. Les jambes ont bien répondu malgré les départs de crampes, il faudra que je pense à faire une cure de sel dans les prochaines semaines, je pense avoir une petite carence à ce niveau-là... Au niveau du dénivelé aucune inquiétude, je me sens capable d'avaler l'Everest à cloche pied! L'entrainement du weekend dernier dans les alpes m'a fait beaucoup de bien... Reste à travailler l'endurance pour rester frais après de longues heures de course. Au niveau alimentaire la stratégie du jour m'a paru efficace, je continuerais de la rôder en sortie longue. Finalement le travail à effectuer avant les Allobroges ne me semble pas hors de portée, en revanche il faudra mettre les bouchées doubles pour être prêt pour l'UTTJ et l'endurance trail...

Ce trail des cabornis était un très bon choix, un parcours magnifique, technique et exigeant sans difficulté majeure, suffisamment long pour voir comment le corps réagit sur les longues distances sans laisser trop de traces sur l'organisme, bref je me suis éclaté et je ne regrette pas de ne pas avoir suivi les copains de l'AAAL à St Symphorien d'Ozon pour le 10km. Prochain rendez-vous dans 15 jours pour le semi de Feurs!

En bonus le split de mes kilomètres

En bonus le split de mes kilomètres

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