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Grenoble-Vizille

Publié 9 Avril 2013 par Tom in semi, route

Grenoble-Vizille

Et voilà, deux semaines sans porter un dossard, c’était trop ! Après seulement 40Km en 5 jours j’avais prévu un weekend d’entrainement trail avec une bonne sortie longue dimanche matin : loupé ! Après avoir croisé Anne au retour d’un l’entrainement je me suis laissé embrigader pour aller courir la Grenoble-Vizille, un petit semi plutôt musclé, agrémenté d’une bonne côte de 300m au beau milieu du parcours histoire de ne pas s’ennuyer !

Histoire de ne pas perdre trop le rythme j’ai décalé ma sortie longue à samedi, 28km et 1000m de D+ dans mes collines Chalonnaises sous un beau soleil pour une allure proche des 11Km/h, de bonnes sensations, aucune lassitude à l’arrivée et les montées s’avalent sans effort: au final j’ai l’impression de n’avoir fait que du D- ! Bref, ça y est je sens les effets positifs de l’entrainement, quel plaisir !

Evidemment, je n’aborde pas ce semi en espérant faire un temps canon, au contraire ! C’est avant tout l’occasion pour moi de faire une sortie longue en visitant la région (et un peu de repérage avant l’UT4M ?) et en partageant un bon moment avec les autres coureurs du club. Bref, 1h40 à 1h45 me satisferont pleinement ! Le côté moins réjouissant : réveil à 5h45 pour un départ à 6h50, outch…

Finalement après un réveil fastidieux, un voyage sans encombre et un parcours du combattant pour trouver une place de parking, nous voici arrivés à Grenoble, de nombreux coureurs sont déjà présent, environ 2000 m’apprend-on, ça sent la grosse course tout ça ! Nous retrouvons Simon et son frère pour aller chercher les dossards, voilà une belle petite équipe de coureurs de l’AAAL : Juliana, Agathe, Maud, Nathalie, Anne, Simon et moi, on devrait passer un bon moment ! La sœur d’Agathe ne pouvant pas courir, c’est moi qui récupère le dossard : petit passage par le stand des litiges pour régulariser la situation, ça pourrait faire tâche si je terminais sur le podium avec ma barbe de 3 jours… La prochaine fois je penserais à m’épiler, ça devrait passer ! L’organisation a été assez sympa pour marquer le nom des coureurs sur les dossards, très bonne initiative, sauf pour les malheureux qui courent pour les autres : aujourd’hui il faudra donc m’appeler Alice !

Plus qu’à me changer rapidement et à aller m’échauffer dans le froid ambiant avant d’aller me placer sur la ligne, vivement le décollage… Je n’ai pas l’air d’être trop loin de la ligne à mon goût mais Juliana aimerait bien se rapprocher, nous tentons de jouer des coudes mais c’est peine perdue, c’est trop dense devant… Je pressens déjà le long slalom… Point positif : le vent souffle dans le bon sens, on devrait l’avoir dans le dos tout du long ! Après quelques minutes d’attente au chaud dans le peloton de coureurs, le départ est donné dans la bonne humeur et c’est parti pour les manœuvres d’évitement, les passages sous les bras et les sprints le long des barrières afin de me dégager de la masse des coureurs.

Grenoble-Vizille
Grenoble-Vizille

Première observation du jour : les jambes répondent présentes après la sortie de la veille, je me calle à 14Km/h, prêt pour une bonne promenade, j’essaie de ne pas me laisser griser malgré les troupeaux de coureurs que je dépasse. Après avoir abusé des escaliers lyonnais la semaine passée, ma tendinite de l’année dernière semble vouloir se rappeler à mon bon souvenir donc le mot d’ordre du jour sera « Cool Raoul ». Les choses vont bon train et voilà que je dépasse Agathe, Simon et son frangin, un petit coucou et je reprends mon train de sénateur pour continuer mon slalom.

Les coureurs commencent à être un peu plus éparpillés et la large avenue m’aide bien dans mes dépassements. Large, certes, mais longue aussi : je jette un œil devant moi mais ne parviens pas en voir le bout, j’ose à peine imaginer une telle portion en fin de course, le moral doit être ruiné ! Heureusement, les spectateurs sont au rendez-vous, ce n’est pas la marée humaine mais les encouragements sont là et de petits orchestres sont disséminés le long de la route, le temps passe plus vite. Après avoir bien dépassé, je commence à me stabiliser et je navigue maintenant de petit groupe en petit groupe en veillant à ne pas accélérer. Je vois un coureur me dépasser avec un coupe-vent bleu, je ne sais pas ce qui me fait dire ça mais je sens que je vais le reprendre dans la montée… J’en profite pour regarder l’état des autres coureurs : ça tire pas mal la langue, j’en dépasse un qui semble proche de l’apoplexie, de mon côté tout roule, je suis bien, j’en ai sous le pied et la fatigue de la veille ne se fait pas ressentir.

Aujourd’hui ma montre bipe tous les kilomètres, je m’aperçois donc vite que ce semi a l’air un peu plus long que prévu : le panneau « Arrivée 17Km » tombe à 4.6Km sur ma montre, pour moi qui voulait faire une sortie longue ça tombe à point nommé, pour les autres j’émets quelques doutes…

Un virage, enfin ! Et un ravito en prime ! Sans façons pour moi, vu le petit dej’ que je me suis envoyé je suis loin d’être sur la réserve… A présent fini de rire, c’est l’heure d’attaquer la route Napoléon avec 5km de grimpette pour 280m de D+ (d’après mon estimation sur le profil de la course). J’aborde la montée la fleur au fusil, me disant que ça va passer comme une lettre à la poste : raté, ça grimpe sec et l’allure est bien diminuée, je dépasse beaucoup moins à présent, tout le monde est à la queue-leu-leu, les souffles deviennent plus courts et les langues commencent à pendre. Je reste sur une allure de montée assez soutenue sans toutefois me mettre dans le rouge, ça me fera un peu d’entrainement ! Ce petit coup de cul s’avale finalement assez bien et je profite du paysage, ça pourrait être très mignon, dommage qu’on emprunte les grands axes…

La portion qui suit offre une bonne possibilité de relance : je remets les gaz et dépasse quelques coureurs, cela-dit je ne reprends plus trop de places à présent, les coureurs qui m’entourent semblent bien dans leur rythme à l’exception de quelques relayeurs qui sont dans le rouge. Je dépasse une fille qui tien un sacré rythme (elle terminera seconde 2 minutes derrière moi), elle est devant Juliana, impressionnant! La montée reprend de plus belle avec un pourcentage un peu sec. Déjà 2 kilomètres de montée, je regarde l’altitude sur ma montre, il ne doit rester que 100m à avaler, ça devrait passer assez facilement !

Cherchez Charlie! J'ai un maillot bleu et le dossard sur la cuisse droite et je suis à l'arrière du groupe. On voit également le fameux coupe-vent bleu aux avants postes!

Cherchez Charlie! J'ai un maillot bleu et le dossard sur la cuisse droite et je suis à l'arrière du groupe. On voit également le fameux coupe-vent bleu aux avants postes!

Il y a pas mal de monde au bord de la route, et même si ce n’est pas la cohue et qu’on ne s’attaque pas à l’Alpe d’Huez j’ai un peu la sensation d’être sur une étape de montagne du tour de France, c’est très plaisant! Mon pressentiment s’avère finalement fondé puisque je reprends le coureur au coupe-vent bleu dans une portion au pourcentage plus faible. Je commence à voir des relayeurs au bord de la route, ça sent bon la fin de cette côtelette (mais pas le barbecue toutefois…). Je commence à guetter pour repérer Anne, avec le maillot du club, ça ne devrait pas être trop compliqué vu les couleurs, et pourtant je vais réussir à la louper ! Tant pis, je la verrais bien à l’arrivée ! Un peu mois de 44 minutes au chrono officiel après un peu plus de 10km, je tourne plutôt pas mal, les 1h40 sont largement à portée de tir…

Je fais une petite pause au ravito pour descendre un gobelet et en avant pour la descente ! Les jambes vont toutes seules, les premiers mètres sont un plaisir de trop courte durée, un très léger faux plat montant m’empêche de cavaler. Finalement le contretemps n’est que de courte durée, après 300m je peux exulter tout comme mon ami au coupe-vent bleu qui me dépasse lancé comme une fusée. Les jambes ont du répondant et j’ai bien envie d’envoyer un peu dans cette descente : mon sang ne fait qu’un tour, me voilà parti à mon allure de mobylette à sa poursuite, que c’est bon !

Je semble ne pas être le seul à avoir eu cette idée, ça cavale tout autour de moi, seuls les relayeurs vont moins vite. J’en profite pour regarder le paysage et la vallée embrumée qui se profile devant moi, c’est plutôt joli et ça promet une longue descente. Décidément, je suis bien content d’être venu, cette petite course est fort agréable ! Le pourcentage est assez fort pour le moment et ça va très vite, je tourne à plus de 16km/h, les kilomètres défilent tout seuls.

Nous arrivons dans un grand virage, il y a pas mal de monde rassemblé pour nous encourager ainsi qu’un petit orchestre de jazz qui me donne bien envie de m’attarder ici, je fais un petit signe de la main en guise de remerciement. Les gros pourcentages semblent à présent terminés et c’est avec un faux plat descendant qu’il va falloir compter maintenant, j’en profite pour dépasser l’homme en bleu qui semble un peu plus à la peine sur ce terrain, il n’est vraiment pas régulier du tout ! Je reprends également un coureur qui m’avait lâché dans la montée et qui semble à présent payer les pots cassés. Mine de rien, avec mon petit air de ne pas y toucher je suis en train de faire une assez bonne course ! Il faudrait peut-être que j’envisage de me calmer, cela-dit je ne vais pas trop vite et les jambes répondent bien, aucune douleur jusqu’à présent, j’ai bien envie de garder le rythme pour voir où cela m’emmène… Il reste 6Km, à ce rythme ça devrait passer en moins de 25 minutes, allons-y !

Cette fois me voilà pressé d’arriver, le parcours est beaucoup moins amusant : nous revoilà sur une immense ligne droite, courir sur une départementale c’est vraiment pas terrible… L’homme en bleu repasse devant moi à nouveau, décidément sa foulée est étrange… Je reste une trentaine de mètres en arrière et je me prépare à cette longue traversée du désert… En parlant de ça, j’ai une petite pensée pour les parisiens qui doivent entamer la dernière partie de leur marathon après un peu plus de deux heures de course, je touche du bois pour eux…

En attendant ma fin de course est quand même sacrément longuette… Il y a des potelets au milieu de la route, sans trop que je comprenne pourquoi tous les coureurs changent de côté à chaque rangée, cela me fait sourire et je suis benoitement le mouvement général. Mon allure est toujours très bonne, 3’55 au kilomètre environ en restant à une allure cool, j’envisage un moment d’accélérer quand je me fais dépasser mais ce n’est pas le moment de se blesser ! J’essaie de m’occuper un peu l’esprit pour faire pour faire passer le temps, je regarde les montagnes, enfin juste celle en face de moi, la brume ne me laisse pas trop de champs… J’espère qu’en août le temps sera plus clément pour l’UT4M ! Faute de mieux je me rabats sur le petit ruisseau à gauche de la route, tiens, des canards ! Je compte les kilomètres qui me séparent de l’arrivée et les tics de ma montre coïncident à peu près à un intervalle de 500m entre les bornes kilométriques, c’est idiot mais j’ai l’impression que ça passe plus vite… Pendant ce temps-là je dépasse une nouvelle fois l’inévitable coupe-vent bleu que je ne reverrais plus, finalement je l’ai eu le bougre !

Grenoble-Vizille
Grenoble-Vizille

Finalement je vois enfin un panneau « Vizille » ouf, la fin du calvaire ! Ca y est, on passe dans le village, le public et les encouragements sont de retour, ça fait du bien, d’autant plus que je commence à avoir un peu mal aux pattes… J’ai le regard attiré par des habitants du coin, déjà le verre à la main, j’ai du mal à discerner si c’est du blanc ou de la goutte… Je compte les mètres, encore un gros 1500m et ça devrait être bon, j’aperçois le château, ça doit être bon signe ! Un virage (ca faisait longtemps !) et voilà que nous basculons dans le parc, c’est super beau avec un petit court d’eau, une cascade, un beau gazon, un peu de chemin, plein de public pour les encouragements, et surtout : des virages, enfin ! Je n’ai plus grand monde dans mon dos après avoir fait une petite remontée dans l’interminable ligne droite et un seul coureur dans le viseur, je recolle finalement à une centaine de mètres de l’arrivée et reste dans son dos, sait-on jamais des fois qu’il le prenne mal… Voilà, je passe la ligne dans la joie et la bonne humeur en m’étonnant tout de même de mon chrono : 1h30 et des cacahuètes, j’ai envoyé plus que ce que je pensais. Voyons le positif : j’ai la caisse et la vitesse ! Et maintenant place aux choses sérieuses : direction le ravito !

Vite, je file voir ce qui traine sur le stand, et là c’est le bonheur : tout le nécessaire pour faire des mini sandwichs est là! C’est le moment de se péter la ruche et de boire un coup avant de remonter le parcours pour récupérer les autres… Je manque Juliana, trop rapide, qui termine 3e féminine en 1h36 (chapeau !) et fini par tomber sur Simon et Agathe, je les accompagne sur les derniers 600m avant de retourner boire un coup au buffet avant une petite séance photo avec Anne et Nathalie qui nous ont finalement rejoins. Plus qu’à prendre une bonne douche chaude, attendre les podiums et prendre le bus pour retourner à Lyon !

La petite équipe presque au complet!

La petite équipe presque au complet!

Encore une bonne petite course, je me suis bien amusé sans trop pousser la machine, je termine finalement 60e / 1599 au scratch, plutôt pas mal pour une sortie longue! Au niveau cardio je n'ai pas tapé plus que ça, 174bpm de moyenne avec une petite pointe à 189 tout de même.Physiquement je me suis senti bien tout du long, la tendinite n'a pas fait des siennes, bref que du positif!

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